Primo-accédants : quelles aides pour votre projet d’achat en 2026 ?
Longtemps relégué au second plan, les projets d’acquisition immobilière retrouvent aujourd’hui de l’élan chez de nombreux jeunes Français, soutenu par une stabilisation des taux et un marché immobilier en phase de rééquilibrage.
Des conditions de crédit plus favorables, des prix en repli dans certaines communes : ce qui paraissait encore inaccessible hier redevient envisageable pour beaucoup. Pour accompagner ce regain d’intérêt, plusieurs dispositifs ont été mis en place afin d’aider les primo-accédants à concrétiser leur projet. Découvrez un tour d’horizon des différentes solutions qui vous permettront de transformer votre projet en un lieu de vie !
Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) : pilier de l’accession
Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) est un crédit immobilier sans intérêts mis en place par l’État afin de faciliter l’acquisition d’une résidence principale pour les primo-accédants. Il ne finance qu’une partie du coût total de l’achat et doit obligatoirement être complété par un autre prêt immobilier, tout en étant soumis à des conditions de revenus strictes.
Pour être éligible, l’emprunteur doit répondre à plusieurs critères :
- Primo-accédant : il ne doit pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années, sauf exceptions pour les personnes handicapées ou victimes de catastrophes naturelles.
- Type de logement : le PTZ concerne les logements neufs (y compris les achats en VEFA) ou les logements anciens nécessitant des travaux de rénovation représentant au moins 25 % du coût total de l’opération, à réaliser dans un délai maximum de trois ans.
- Plafonds de revenus : le ménage doit respecter des limites de revenus fixées selon la zone géographique et la composition familiale. Par exemple, un couple avec deux enfants en zone A ne doit pas dépasser 102 900 € pour pouvoir bénéficier du dispositif.
Les évolutions prévues en 2025 et 2026
Depuis le 1er avril 2025, le PTZ est accessible sur l’ensemble du territoire, et non plus uniquement dans les zones tendues. Les ménages situés en zones B2 et C peuvent donc désormais en bénéficier.
Une revalorisation des plafonds d’opération est par ailleurs envisagée pour 2026. En zone A, le plafond actuellement fixé à 156 000 € pourrait être porté à 195 000 €, et le plancher de 79 000 € à 99 000 €, afin de mieux refléter l’évolution des prix du neuf ces dix dernières années. Cette mesure, proposée dans le cadre du PLF 2026, reste toutefois en attente de validation finale, dépendant de la navette parlementaire.
Le Prêt Action Logement : un dispositif dédié aux salariés
Anciennement connu sous le nom de « 1 % logement », le Prêt Action Logement demeure en 2026 un outil stratégique pour les salariés du secteur privé qui souhaitent accéder à la propriété. Alimenté par la Participation des Employeurs à l’Effort de Construction (PEEC), ce financement à taux avantageux s’adresse aux collaborateurs d’entreprises de plus de 10 salariés, dès lors que leur employeur cotise auprès d’Action Logement — ce qui concerne la majorité des entreprises françaises.
Ce prêt vient compléter le plan de financement d’un bien destiné à devenir la résidence principale de l’acquéreur. Il peut financer jusqu’à 40 000 € au taux fixe de 0,5 % (hors assurance), sur une durée pouvant aller jusqu’à 25 ans. Le bien doit devenir la résidence principale de l’emprunteur et être occupé dans l’année suivant l’achat ou la livraison.
L’accès au prêt est soumis à des plafonds de ressources, variables selon la zone et la composition du foyer. Il peut être mobilisé pour l’achat d’un logement neuf (y compris en VEFA), d’un bien ancien, pour une construction ou, dans certains cas, pour des travaux d’amélioration.
Il convient toutefois de souligner que l’attribution du prêt dépend des enveloppes budgétaires disponibles localement. Les fonds alloués par Action Logement ne sont pas illimités, et certaines priorités peuvent s’appliquer, notamment en cas de mobilité professionnelle, pour les jeunes actifs ou dans les zones où la demande immobilière est particulièrement forte.
Le Prêt d’Accession Sociale (PAS) : un soutien dédié aux revenus modestes
Le Prêt d’Accession Sociale (PAS) est un mécanisme public conçu pour favoriser l’accession à la propriété des ménages disposant de ressources limitées. En 2026, il peut couvrir jusqu’à 100 % du coût de l’opération immobilière (hors frais de notaire), avec une durée de remboursement comprise entre 5 et 30 ans, pouvant être étendue à 35 ans selon les modalités prévues au contrat.
Ce financement s’applique à différents projets : acquisition d’un logement neuf ou ancien, construction d’une maison individuelle, ou encore réalisation de travaux d’amélioration dans un bien ancien achevé depuis au moins dix ans. Dans ce dernier cas, le montant des travaux doit atteindre au minimum 4 000 €. Le logement concerné doit être occupé en tant que résidence principale dans l’année qui suit l’achat ou l’achèvement des travaux.
Comme pour les autres dispositifs aidés, l’accès au PAS dépend de plafonds de ressources, fixés en fonction de la localisation du bien et de la composition du foyer. Les plafonds de ressources varient selon la localisation. Pour une personne seule, ils s’élèvent par exemple à :
- 49 000 € en zone A
- 34 500 € en zone B1
- 31 500 € en zone B2
- 28 500 € en zone C
Le PAS offre aussi des avantages financiers : frais de dossier plafonnés à 500 €, frais de garantie réduits grâce à l’exonération de taxe de publicité foncière, et frais de notaire allégés sur le contrat de prêt.
Les aides à la rénovation énergétique : MaPrimeRénov’ et l’éco-PTZ
Pour les primo-accédants qui se tournent vers un logement ancien à rénover, des dispositifs spécifiques existent afin d’alléger le coût des travaux énergétiques, souvent indispensables dans l’ancien.
MaPrimeRénov’ est une aide financière versée par l’Anah (Agence nationale de l’habitat) destinée à soutenir les travaux d’isolation, de chauffage, de ventilation ou les rénovations globales. Elle s’adresse à tous les propriétaires, qu’ils occupent le logement ou le mettent en location. Le montant accordé dépend toutefois de plusieurs critères : niveau de revenus du foyer, nature des travaux réalisés et amélioration de la performance énergétique obtenue. Les ménages les plus modestes bénéficient ainsi des aides les plus importantes.
En 2026, le dispositif s’inscrit pleinement dans la stratégie de lutte contre les passoires thermiques, avec des bonus spécifiques pour les logements sortant des classes énergétiques F ou G.
En complément, l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) permet de financer jusqu’à 50 000 € de travaux sans intérêts, avec une durée de remboursement pouvant aller jusqu’à 20 ans. Il peut couvrir une ou plusieurs opérations — remplacement d’un système de chauffage, isolation des combles ou des murs, par exemple — et peut être cumulé avec MaPrimeRénov’, réduisant ainsi significativement l’effort financier initial.
Ces deux aides peuvent être sollicitées dès l’achat du bien, sous réserve de respecter certaines conditions administratives : recours à des entreprises labellisées RGE, validation préalable des devis, respect des délais de réalisation, entre autres. Elles offrent ainsi aux primo-accédants la possibilité d’investir dans un bien ancien tout en améliorant sa performance énergétique, son confort et sa valeur patrimoniale sur le long terme.
Exonération temporaire des donations pour financer un logement neuf
Depuis janvier 2025, un dispositif permet aux parents et grands-parents d’aider leurs enfants ou petits-enfants à devenir propriétaires en leur transmettant jusqu’à 100 000 € chacun, sans droits de donation, lorsque les fonds sont destinés à l’acquisition d’un logement neuf.
Cette mesure, applicable jusqu’en décembre 2026, prévoit un plafond global de 300 000 € par bénéficiaire. Elle constitue ainsi un levier supplémentaire pour renforcer l’apport personnel et faciliter l’accès à la propriété dans le neuf.
FAQs — Ce que veulent savoir les futurs primo-accédants
Vous êtes considéré comme tel si vous n’avez pas été propriétaire de votre résidence principale au cours des deux dernières années.
Oui. Le PTZ peut être complété par un prêt bancaire classique, le Prêt Action Logement ou le PAS selon votre situation. MaPrimeRénov’ est cumulable avec l’éco-PTZ.
Oui ! Grâce à son extension territoriale, il est éligible à une large majorité des biens neufs, y compris les maisons individuelles, quel que soit l’endroit en France.
La plupart des dispositifs n’exigent pas d’apport minimum, mais un apport facilite souvent l’acceptation bancaire et l’obtention de meilleures conditions globales.
Chaque dispositif a ses critères (revenus, type de bien, zone, etc.). Les conseillers de notre service de courtage interne peuvent vous aider à simuler votre dossier pour optimiser toutes les aides possibles.
Seul le PAS peut financer jusqu’à 100 % du coût (hors frais de notaire). Les autres dispositifs interviennent en complément.
Le PTZ (si travaux ≥ 25 %), le PAS selon vos revenus, et les aides à la rénovation énergétique comme MaPrimeRénov’ et l’éco-PTZ.
Un conseiller vous recontactera pour apporter une réponse personnalisée à votre projet